Le syndicat HarperCollins obtient le salaire de départ le plus élevé de l'édition

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Valentina Ríos
· 3 min de lecture

Quand je tiens un livre entre mes mains, je pense à la chaîne de personnes qui l'ont rendu possible. Pas seulement l'auteur. Aussi l'éditeur, le correcteur, le graphiste, le négociateur de droits. L'industrie éditoriale vit de ce travail invisible.

C'est pourquoi la nouvelle de cette semaine importe. Le syndicat HarperCollins a ratifié un nouveau contrat incluant le salaire de départ le plus élevé de l'histoire de l'édition américaine. Le signal est clair : quelqu'un a écouté.

Les travailleurs du secteur éditorial pointent depuis des années le paradoxe : ils aiment les livres avec une intensité presque irrationnelle et cette dévotion a été utilisée comme argument pour les payer moins, comme si l'amour remplaçait le salaire.

Publier un livre est un acte collectif. Ce contrat reconnaît la valeur de ces mains qui font les livres. Dans un moment où l'intelligence artificielle menace de rendre ce travail encore plus invisible, c'est bien plus qu'une nouvelle syndicale.